Quelques clés bien sonores pour mieux comprendre ce qui bouscule l'actualité internationale.
L’onde de choc provoquée par l’attaque du Hamas dans le Sud d’Israël continue de se répercuter un peu partout. Dans une Gaza pilonée, dans un État hébreu meurtri et dans un Occident divisé dans ses appuis.
C’est par dizaines de milliers que les Palestiniens fuient le ord de la bande de Gaza. Les civils anticipent “une bombe atomique”, selon l’image d’un Gazaoui pour décrire la riposte anticipée d’Israël à l’attaque de la semaine dernière. Les préparatifs se poursuivent en vue de l’invasion attendue de Gaza par Thasal.
“Nous allons vers une catastrophe. Cette guerre n’est pas gagnable”, craint le spécialiste Vincent Desportes à “Tout terrain”, qui a consacré beaucoup de temps dimanche à ce conflit et ses répercussions.
Plus de 2 600 Palestiniens ont été tué dans les bombardements, qui ont aussi fait au moins 10 000 blessés. Impossible, assurent les responsables, d’évacuer l’hôpital de Gaza, surchargé de patients. Les organisations humanitaires ne parviennent pas à négocier l’entrée d’aide sur ce petit territoire assiégé. L’eau potable est difficile à trouver dans le Sud; les conditions de vie sont très difficiles
Des résidents de la bande de Gaza cherchent un lieu sûr le 10 octobre. Photo: Ashraf Amra/Anadolu via Getty Images
“On s’adapte. On peut manger un repas par jour”, expliquait Ziad Medouk, à l’émission “Tout terrain” ce dimanche. Lui et sa famille ont décidé de rester à Gaza, malgré les risques. “On attend notre sort.”
“C’est une Gazastrophe! C’est le pire que j’ai vécu dans toute ma vie et j’ai vécu 6 guerres”, lançait Nabil Diab à “Tout un matin” vendredi. Le père et sa famille sont coincés à Gaza, incapable de se mettre à l’abri. Des milliers d’autres ont été vus prenant les routes vers le Sud, sans nécessairement savoir où s’abriter.
“Les civils sont pris au piège”, déplorait Benjamin Godin mercredi à “Ça nous regarde”. Ce responsable de l’organisation “Première urgence internationale” décrivait une situation humanitaire bien difficile pour plus de 2 millions d’habitants palestiniens, et elle ne peut qu’empirer avec l’opération militaire de l’armée israélienne.
Un soldat israélien se recueille sur la tombe d'un confrère tué dans l'attaque du samedi 7 octobre. Photo: Ronen Zvulun/Reuters
Plusieurs considèrent l’attaque comme l’équivalent des attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis. Plus de 1 400 morts et 3 200 blessés. Le choc a poussé Israël à mobiliser ses armées pour “écraser et détruire” le Hamas, un groupe désigné comme terroriste par plusieurs pays, dont le Canada et les États-Unis.
“C’est un énorme traumatisme … qui va changer la donne, totalement renforcer ceux qui ne veulent pas entendre parler d’un accord ou d’un processus de paix, » croit le professeur Ilan Greilsammer.
“Ils ont brûlé des maisons, assassiné des familles entières”, crie l'un des survivant d’un massacre survenu dans un kibboutz, au micro de Raphaël Bouvier-Auclair. “Je vous le dis en tant qu’homme de gauche: il faut que le monde se réveille et que le monde intervienne.”
Depuis Tel Aviv, Anyck Berault décrit l’angoisse et les difficultés des Canadiens cherchant à sortir d’Israël par avion. “Il n’y pas d’informations (venant d’Ottawa). C’est un bordel complet!” soupire l’une d’elles.
Tant dans la banque de Gaza qu’en Israël, les civils paient le prix d’un long conflit dont la résolution avait déjà été remise aux calendes grecques avant cette attaque surprise. Le carnage du Hamas et la riposte israélienne semblent annihiler tout espoir de paix négociée à moyen terme.
Fabrice de Pierrebourg est l’un des derniers journalistes québécois à être allé à Gaza. Il décrit de l’intérieur ce territoire coloré, souvent présenté comme une “prison à ciel ouvert”.
Houchang Hassan-Yari dresse pour “Midi-Info” un portrait de Mohammed Deif, le leader du Hamas.
Comment s’organise les efforts pour libérer les otages ? “La situation est effectivement très complexe parce qu’elle est inédite” explique Étienne Dignat, spécialiste des prises d'otages en conversation avec Raphaël Jérusalmy aux “Faits d’abord”.
François Brousseau et Thomas Juneau ont répondu à une série de questions venant des auditeurs de “Ça nous regarde”. Le Hamas se préoccupe-t-il du sort des civils ? Comment se sortir de ce conflit ?
Au “15-18”, Agnès Gruda, qui a souvent produit des reportages en Israël et dans les territoires occupés, évoque le contexte historique des relations entre Israël et le Hamas, “un ennemi utile”.
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